roulez jeunesse

Quand j'avais 14 ans je me levais de bon matin pendant toutes les vacances d'été pour aller faire du roller sur la place du marché de chez moi avant qu'il fasse trop chaud. J'en garde des super souvenirs, tourner en rond pendant des heures, me gameller, revenir les mollets ou les genoux en sang.

Quand le vent frais se lève tout d'un coup, par surprise, et que en même temps ça fait sèche cheveux et ça te permet d'avancer sans effort ...

Ou quand tu réussis ce trick que tu as tenté toute la semaine parce que tu avais vu un autre gars plus âgé le faire et qu'il avait la classe.

C'était vraiment une autre époque, pas de smartphone, pas de GPS. Tu disais juste à ta mère où tu allais et avec du bol tu revenais à la maison en un seul morceau. Tu faisais gaffe à pas tomber trop fort pour pas devoir finir à l'hosto mais zéro surveillance.

Maintenant j'ai des enfants, et je me lève pour apprendre à mon fils a rouler. Casque, protège genoux, protège poignets, “on ne monte pas sur un truc qui roule sans protections”. Ça fait vieux daron mais pas moyen que je gère un genou plié à l'envers ou une fracture du crâne.

C'est une autre époque, les protections ça tient chaud, surtout quand il fait 25°C, mais le but est toujours le même : pas finir à l'hosto.

Et on recommence : tourner en rond sur la place du marché, freiner, s'arrêter, les bases. Je sais pas s'il rêvera de grind et de slides, mais en attendant ça fait des bons souvenirs aussi.