Jim Queen
Je suis allé voir Jim Queen au ciné hier soir, par les esprits libres à qui on devait déjà l'incroyable Peepoodo. J'ai adoré. C'est bienveillant, c'est drôle, les personnages sont lunaires. L'histoire est super vue et revue, mais ça enchaîne tellement vanne sur vanne, référence pop culture ou situation “oh non ils ont osé” qu'on a pas le temps de cligner des yeux jusqu'à la fin.
Ça a dû être un cauchemar d'avocats avant la sortie à cause de toutes les allusions à des faits ou personnes réelles, ce qui, quand on y pense, rend encore plus impressionnant le fait que le film ait pu voir le jour. Parce qu'il a fallu l'écrire, le pitcher, le faire valider par des producteurs, des agences de marketing, ... c'est déjà du boulot avec un film qui “se vend tout seul”, là on dirait vraiment qu'ils se sont demandé comment se rendre la vie la plus difficile possible.
Et ça a payé. Le film me choque pas forcément sur ce qui est montré (même si ils mettent le curseur sur 11) mais surtout sur le décalage avec une forme de puritanisme que je ressens beaucoup sur YouTube par exemple. Là tu as le film le plus dé-com-ple-xé sur tous les sujets possibles que j'ai vu depuis longtemps, et il est là, et les gens vont le voir, et rigolent de bon cœur. C'est rassurant de voir que c'est encore possible, même si j'imagine que ça a dû être un sacré travail.
Et ça peut aussi servir de crash course sur les sous-cultures gay, the gift that keeps on giving.
Je me regarderai avec plaisir avec mes enfants ... dans quelques années hein.